'' Il y a un début à tout, non ? ''

'' Il y a un début à tout, non ? ''
Bonjour ou bonsoir à vous :)
Cette histoire est en cours, pour réaliser mon rêve : publier un roman.
Je ne sais pas trop quoi dire alors, je me tiendrai de vous dire bonne lecture et laissez vous plonger dans ce nouvel univers...
L'image très représentative vient d'ELLE
Je suis ouverte à tous les commentaires constructifs et respectueux, que je vous rendrai :)

Sinon...
Mon BLOG PERSO

Merci d'avance :)

# Posté le dimanche 14 décembre 2008 19:21

Modifié le mardi 23 décembre 2008 22:52

'' Oubli mortel ''

'' Oubli mortel ''

Tome I : Visions mortelles

« Les gens ne veulent pas faire la différence entre la réalité et leur imagination. Parce qu'ils ont peur de s'avouer que leur imagination puisse être réelle. »

- Audteure.

Prologue

___Mon regard se faufila entre les mèches de cheveux noirs qui me martelaient le visage à intervalles irréguliers, se trouva un chemin, au loin et se perdit dans l'étendue de l'horizon, au-dessus de l'océan, sous le ciel bleu de cette journée ensoleillée, qui s'élevait à l'infini. Mes yeux s'arrêtèrent à gauche, puis à droite, sur chacune de ces terres, paniqués; ces deux issues étant les seules ouvertes à moi. En d'autres circonstances, j'aurais été éblouie par une telle beauté qui s'offrait à moi en ce court l'instant. Mais, aujourd'hui, ce qui m'entourait n'avait rien de beau ni d'impressionnant, le tout ne représentant que la porte d'entrée à l'enfer de la mort, échappatoire à la vie. J'ignorais laquelle de ces deux options choisir : le combat ou le simple parcours, inévitable, menant à ma mort. J'imaginais dors et déjà mon corps inerte se cogner au rythme des flots, contre la paroi rocheuse au pied de la falaise, qui chutait abruptement à quelques pas des miens.

___C'est alors qu'ils se décidèrent à agir. Ils me bousculèrent de toute la puissance que leur force humaine leur donnait, m'agrippant les poignets d'une serre aiguisée. Je n'avais pas la moindre chance de m'en sortir; deux hommes contre moi, voir même trois si je me permettais de compter l'homme costaud et muet qui se tenait aussi droit qu'un piquet de clôture, à quelques mètres de mon corps déchaîné. Il ne bougeait pas, souriant, le regard hautain, au-dessus de la vision de la scène. Je n'aurais point été surprise de le voir partir et revenir un peu plus tard, un sac de maïs soufflé à la main. Ses yeux noirs et cruels semblaient m'avertir, me sermonnant qu'au moindre geste indésirable, le corps de glace se mettrait en action et ne ferrait qu'une bouchée du mien. Les deux hommes postés derrière moi desserrèrent leur poigne, pour échanger un regard interrogatif. Je me calmai, à bout de forces. Eux, semblaient, au contraire, regagner des forces à la mesure et à mesure que les miennes s'évaporaient. Pas un mot. L'homme de droite, un autre costaud aux cheveux blonds en brosse et au regard aussi tortionnaire que celui de son acolyte, me tordit le bras derrière le dos, me forçant malgré moi à m'agenouiller devant eux. Sans attendre, il m'assena un coup de pied dans le bas du dos. Je poussai un cri d'horreur sous la douleur déchirante qui me poignardait le dos et me retrouvai ensuite allongée, le visage dans les herbes humides sous la rosée du matin, la bouche remplie de terre boueuse. Les grains de sable se promenaient à l'intérieur de ma bouche, graffignant mes dents. Je parvins à me relever le menton et crachai le plus grosse quantité de terre possible. L'autre homme ne me tenait plus le poignet droit, laissant le soin à son collègue de me maintenir clouée au sol, son pied toujours collé contre ma colonne vertébrale. Son visage apparut soudainement à quelques centimètres du mien.

- Tu es prête à partir ? Une petite baignade, ça te dit ?

___Un d'eux s'était enfin décidé à ouvrir la bouche pour me parler, même si j'aurais préféré que ce silence troublant se prolonge encore plus, surtout à l'entente du ton de sa voix. Sa baignade ne s'annonçait pas joyeuse du tout, pour moi du moins. Je grognai, ne voulant risquer ma vie encore plus qu'elle ne l'était déjà. Une simple parole pourrait très bien réduite l'heure de ma mort, dans une courte échéance. L'homme de droite rit à ce qui, dans sa mentalité à intelligence réduite, s'avérait être une blague. Il appuya davantage sur mes os saillants, laissant la trace de son passage sur ma robe noir trouée et maculé de sang, mon propre sang. J'entendis les vertèbres endolories de mon dos craquer sous la pression constante qu'il exerçait. Je me mordis la lèvre inférieure, gardant toutes mes forces pour ne pas crier ce qui me déchiquetait l'intérieur depuis des heures. Je n'osais pas y gaspiller ma voix. Ils allaient en rire et, malheureusement pour moi, personne d'engendrerait mon cri de désespoir, sans doute le dernier. L'homme à martyr enleva son pied de sur mon dos, pour le rabattre, avec un minimum invisible de délicatesse, sur ma tête.

- Je ne te tuerai pas. Je vais laisser ce merveilleux plaisir aux vagues et aux roches, ajouta-t-il en se passant la langue le long des lèvres.

___Son ami rit à son tour, satisfait de la peur que leurs remarques inutiles créaient en moi. Elles n'avaient pas le don de me rassurer. J'avais maintenant la certitude de ce qui m'attendait : une mort comme je l'avais imaginé, contre les parois pointues et meurtrières de la falaise. Je tendis le bras droit, en un mouvement long et lent, sans savoir pourquoi. Ce qui me restait d'espoir s'envola à l'instant où l'homme de droite cassa mon bras en appuyant de toutes ses forces sa botte sur mon coude. Le bruit que cette torture créa n'atténuait en rien l'atroce douleur qui me tiraillait à présent de toutes parts.

- On essaie de s'enfuir ? Tu perds ton temps, crois-moi. Peut importe ce que tu fais, ta course se terminera au même endroit : dans la mort... Je peux te le garantir. Te le promettre même.

___Son pied me compressait, ses empreintes se gravant sur la surface de l'arrière de ma tête, bousillant également ma coiffure égarée sous le vent. La pression était bien trop forte, j'allais exploser. Mon crâne menaçait de s'ouvrir à tout moment, éjectant du coup ma matière grise de son nid inconfortable. Je bougeai, avec les quelques membres – et muscles - qui me restait encore en état de se mouvoir. L'homme de droite grogna; cela ne lui plaisait pas. Il accentua la pression, me faisant cracher de la terre jumelée à de la salive, mixture dégoûtante. J'échappai un cri étouffé, avant de serrer mes dents pour ne pas vomir le fond de mes tripes. J'aurais pu vomir, les faire à nouveau crier leur rage contre moi mais, j'aurais également du m'y tremper le visage. J'essai de me garder le peu de confort qu'il m'était possible d'avoir avant de sombrer dans un sommeil éternel. Les deux hommes rirent de bon c½ur en me voyant ainsi dégoûtée. J'imaginais déjà l'homme statue s'esclaffer au loin, dans les poils de sa barbe inexistante.

- On se rend rebelle, Hiden ?

___Je ne répondis rien; il n'y avait rien à répondre. Bien sûr, qu'à ses yeux j'étais rebelle. Même respirer semblait être un acte intolérable de rébellion. Les deux hommes s'esclaffaient contre, à s'en déboîter les cotes et moi, je n'avais toujours pas trouver comme les faire taire une fois pour toutes. La douleur, propagée depuis un bon moment déjà dans tous mes muscles, se fit de plus en plus insupportable. Décidemment, ma résistance à la douleur avait elle-même atteint sa limite maximum d'endurance. Un bourdonnement s'activait à présent à l'intérieur de ma tête, s'entrechoquant avec les battements accélérés de mon c½ur. Mon cerveau, lui, n'allait pas tarder à tomber en panne. Bientôt, il serait bientôt réduit à l'état de bouillie. Du cerveau d'Hiden, ils le dégusteront sans doute avec joie, ses trois vautours affamés devant ma souffrance. Le costaud s'avança vers moi et se pencha à son tour à ma hauteur. Tiens, il est donc vivant celui-là. Je pris son geste comme un signe de respect : il s'abaissait à mon niveau. Il sourit, ses dents plus blanches que neige m'aveuglant sous la chaude lumière du soleil. Je remarquai rapidement que l'espoir de le faire changer d'idée, n'était qu'une somme d'illusions de ma part.

- Tu vas arrêter maintenant, de dire n'importe quoi ? Espèce de sale vipère à langue sale !

___Son jeu de mots de mauvais goût n'alluma absolument rien à l'intérieur de mon esprit violenté. Sur ce, il me démontra rapidement ses talents de combat, m'enfonçant son pied droit dans le ventre. Je me pliai en deux sous la douleur. De quoi est-ce qu'il parle ? Pourquoi est-ce que plus rien ne me revient ? Il divague... Le soleil a desséché ses pensées...



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Pour la suite, je la publie dès que quelqu'un me le demande. J'aurais voulu ces 15 commentaires mais pour l'instant, c'est trop gros comme demande...
Pas pour augmenter ma popularité mais pour me fixer un but, pour me motiver à écrire la suite.
Pour les cheveux d'Hiden, c'est ici et pour ce que sa robe était avant, c'est (la première en haut)
Merci à vous... :)
P.S.: Je cherche des histoires peu populaires qui cherche de l'aide ;) Je lis tout sauf les fanfictions ...

# Posté le dimanche 14 décembre 2008 19:07

Modifié le mercredi 24 décembre 2008 09:48

Un de plus.

Chapitre I

Retour dans le temps. Avant...

< Partie 01 >_____

___Je sors de ma douche, l'eau dégoulinant de la pointe de mes cheveux, parcourant chacune de mes courbes, incluant celle de mes côtés proéminentes, pour disparaître sous la plante de mes pieds nus. Je saisis rapidement la serviette couleur bleu marin suspendue sur un crochet à ma gauche et m'enroule à l'intérieur, dissimulant ma peau blême des épaules à la mi-cuisse. J'éponge mes cheveux et observe mon reflet au miroir, à moitié cachée par la vapeur d'eau collée à la vitrine. Mes cernes détaillent le bas de mes yeux bleu poudre comme mes joues maigres tracent le contour de mon visage squelettique, derrière mes longs cheveux ondulant jusqu'en bas de ma poitrine. Je tombe dans la lune, le regard fixé sur un grain de beauté posé sur le haut de mon ½il droit.
___Mon reflet se déforme sous mon regard ahuri, se tordant vers la droite et, croyant halluciner, je vis ma propre personne se doubler, de l'autre côté du mur vitré. Je suis maintenant devant la première moi, qui suivait le moindre de mes gestes et en oblique avec ma parfaite copie, qui elle, était en totale possession de ses moyens. Je ne réagis pas immédiatement, ne sachant pas si je suis entrain de confondre mes pensées avec la réalité. Pourtant, je ne pensais pas à quelque chose d'aussi étrange. Je décide d'agir comme j'entendais souvent; je me pince le bras gauche. Je fais un bond d'un pas en arrière devant la douleur courte mais intense qui vient de traverser ma peau. Paniquée, j'appelle ma mère. Depuis quand, rendue à dix-sept ans, est qu'on appelle sa mère en cas de danger ? J'avais arrêté de le faire depuis des lunes déjà... Je ne la déteste pas mais, étant comme je suis, j'ai besoin d'être autonome, indépendante, tout en restant polie. Ma mère doit être vraiment heureuse de m'entendre prononcer son nom et que je m'intéresse à elle puisqu'elle apparaît quelques secondes plus tard, la tête dans l'entrebâillement de la porte coulissante.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
___Je la regarde de la tête aux pieds, me surprenant à espérer que c'est elle, le double de mon reflet que j'avais aperçu un peu plus tôt. Évidemment, mes espoirs sont vains. Nous nous ressemblions énormément, n'ayant comme différence que la couleur de nos cheveux, les siens étant châtains aux reflets roux et les marques d'âge délicatement tracées sur le visage de ma mère, âgée de trente-cinq ans. Par contre, elle, n'est pas aussi maigre que moi, heureusement. Elle n'est donc pas le double de mon reflet... Je regarde le miroir, devant moi. Il y avait encore moi et l'autre, l'autonome...
- Viens ici, lui impose-je doucement en la tirant par la main vers moi.
___Je la saisis par les épaules, toujours en douceur et la place comme moi, face au miroir.
- Hiden, je ne vois pas ce qu'il y a...
- Tu ne vois rien n'anormal ? je demande d'une voix tremblante.
- Non... il n'y a que toi et moi...
___Je lève à nouveau la tête, droite devant moi. Mon deuxième reflet se déplace à la droite, à sa gauche, s'arrêtant au reflet normal de ma mère. Je sens le sol descendre sous mes pieds, ma tête chauffe, une douleur atroce m'agrippe le crâne. Tremblante, je m'effondre, molle, aux pieds de ma mère.


< Partie 02 >_____

___Son corps s'effondre au sol, emportant dans sa chute ses deux jambes tremblantes sous l'effet soudain d'un tel choc. Le reflet d'Hiden se dirige vers la gauche cette fois, et revient quelques instant plus tard par la porte, époussetant les grains de poussières invisible sur ses pantalons de jeans.
- Ruth ?
___Son regard balaye rapidement l'intérieur de la pièce, sans qu'elle n'y trouve ce qu'elle était venue y chercher. Elle avance vers la femme au corps tremblante qui se tient agenouillée, aux côtés du corps inconscient de son autre elle.
- Ruth, c'est toi ?
___La dame se lève lentement, ne voyant pas le reflet de sa fille qui se tient non loin d'elle. Elle appuie ses coudes sur le comptoir et y accote son menton, en poussant un long soupir de déception. Elle lève la tête vers le miroir et se fixe.
- Qu'est-ce que j'ai fais ? Qu'est-ce que tu as Hiden ? Est-ce que c'est de ma faute ?
___Ses paroles hésitantes se mutent en sanglots, au même moment où son reflet se copie sous son regard attristé. Anna n'y voit que du feu et ne fait rien, puisqu'elle ne voit rien. Y a-t-il seulement Hiden qui peut apercevoir le fruit de ces transformations ? Le reflet d'Anna se dirige vers l'opposé à gauche, empruntant le même chemin que Nedi, puis, réapparut au même endroit.
- Nedi ?
- Ruth, te voilà enfin ! J'ai pris l'autre pour toi, ajoute Nedi avec une moue exprimant un profond dégoût.
- Oui, je ne pouvais pas venir n'importe quand je te signale !
- Ah ouais, c'est vrai, répond la jeune femme, pensive.
- À quoi tu penses ?
___Nedi ignore la remarque.
- On y va ?
- Où ?
- On le fait ?
___Ruth comprend enfin.
- Ah, ça... On ne pourrait pas attendre ?
___Le visage de Nedi se peint sous les couleurs de la rage.
- Tu as peur, c'est ça ?
- Non...
- Voyons Ruth ! Depuis le temps qu'on le fait !
___La jeune femme lance un regard torve à sa « mère ».
- Tu n'as plus le goût ? Tu veux déjà partir !?
___Ruth recule d'un pas, outrée.
- Comment oses-tu !?
- Bon alors...
- On y va, aller !
- C'est à ton tour...
- Oui, je sais, merci, coupe sèchement Ruth. Puisque je suis moi...Tu me prends pour une conne ? Tu ne peux pas me tuer et tu le sais.
___Sur ce, Ruth avance dans la chambre et éteint la lumière au passage.
- Hey ! Pourquoi est-ce que tu fais ça ?
- Pour le plaisir d'avoir l'air de ce que nous sommes...
- Ce que nous sommes ? Dans le noir ? Personne ne peut nous voir... je ne peux même pas te voir moi-même d'ailleurs.
- Bon, chut, on le fait.
___Ruth enjambe le corps évanoui à ses pieds et va se placer derrière Anna, qui croyant à une panne de courant. Ruth lève ses mains en direction de son autre elle et les entoure autour du cou vulnérable de cette dernière. Anna pousse un cri qui s'évanouit en même temps que les battements de son c½ur lorsqu'elle retombe au sol, le bras pendant sur le ventre maigre de sa fille. Ruth se retourne vers Nedi et lui sourit.
- Tu aimes toujours ça j'espère ?
- Bien sûr ! La prochaine ?
- La « coupable », Hiden, évidemment !
- C'est pour quand ?
- Dans longtemps... J'ai mon plan, patience...
- Torture ?
- J'ai dis tu verras, fulmine Nedi.
- Bon, bon, ça va. J'attendrai.
___La meurtrière va rallumer la lumière pour ensuite se mettre à genoux aux côtés d'Hiden, imitée par Nedi.

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Premier chapitre. Vous aimez ?
Un gros merci à ELLE
J'attends encore les 15 commentaires pour un seul chapitre, un but perso ^^

# Posté le dimanche 21 décembre 2008 14:10

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 14:24